Journée Internationale de la femme 8 Mars 2012 - Se rappeler du sort des femmes
Reseau de Prière Mars 2012
APPEL A LA LOUANGE: N’est-ce pas plutôt ceci, le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug; renvoyer libres les opprimés, et briser tous les jougs ?
N'est-ce pas partager ton pain avec l'affamé, héberger chez toi les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu, le vêtir, ne pas te dérober devant celui qui est ta propre chair ? (Isaiah 58: 6-7)
ANTIENNE: Œuvrer avec zèle en faveur des femmes et des enfants, spécialement ceux et celles qui sont
victimes de la traite, contraints à l’émigration et opprimés par une pauvreté écrasante. Soutenir des projets en faveur de la justice économique, se confronter aux systèmes injustes et...
THAILANDE: Je suis Vishiny et je suis Séropositive. Beaucoup de gens thaïlandais ont peur de moi, peur « d’attraper » le sida donc j'ai perdu mon emploi. Maintenant, je travaille au « Mains de l'espoir », un endroit où je suis respectée et traitée avec dignité. Ici je peux subvenir aux besoins de mon jeune fils par la création de cartes, des cartes faites avec amour et pleines de gratitude.
MEXIQUE: Je m’appelle Aracely. Le Traité Nord-américain de libre échange a inondé nos marchés au Mexique de produits bon marché provenant des Etats Unis et nous a rendus incapables de subvenir à nos besoins. Mon époux est parti pour les Etats Unis et dix jours plus tard, on a trouvé son cadavre dans le désert. Mes 4 enfants et moi cherchons dans les décharges pour survivre.
KENYA: Mon nom est Adila. Il signifie Justice en arabe mais je vis dans un des plus grands bidonvilles du Sud B de Nairobi; ici il n'y a pas de justice. Il n'y a pas d’argent non plus. Je n’ai pas pu payer la clinique pour traiter l’infection oculaire de ma fille. Comme mon cœur a souffert de voir sa douleur ! Mais j'ai appris à coudre et maintenant les gens de d’autres pays achètent mes poupées.
ANTIENNE: Œuvrer avec zèle en faveur des femmes et des enfants, spécialement ceux et celles qui sont
victimes de la traite, contraints à l’émigration et opprimés par une pauvreté écrasante. Soutenir des projets en faveur de la justice économique, se confronter aux systèmes injustes et...
PHILIPPINES: Je suis Marina. L'éruption du mont Pinatubo a emporté notre village, nos maisons et nos biens mais pas nos espoirs. Nous avons ressuscité des cendres et partageons avec vous notre foi pour un meilleur avenir par le biais de statues faites avec nos mains et de la cendre qui a détruit nos maisons.
SYRIA: Je suis Sœur Georgina Habach, RBP. Notre maison (à Homs) est toujours ouverte pour la protection des jeunes étudiantes et d'autres qui sont en danger d'être agressées, violées et prises en otage par des bandes armées. En outre, leurs parents nous les confient pour éviter le pire. Les gens viennent ici pour prier et pour recevoir un soutien moral. Notre présence les rassure.
LES ETATS UNIS: Mon nom est Mary et je vis à New York City, le lieu des grandes banques, de Wall Street et des restaurants chics, mais je ne partage pas ce Rêve Américain. J'habite dans un foyer avec mes enfants. L'aide du gouvernement ne suffit pas et mes enfants se couchent souvent affamés; il est difficile pour eux de se concentrer à l'école. J’ai tellement peur que le plus âgé des garçons rejoigne un gang. Il a demandé ...qu’y- a-t-il d’autre pour lui dans cette ville ?
ANTIENNE: Œuvrer avec zèle en faveur des femmes et des enfants, spécialement ceux et celles qui sont
victimes de la traite, contraints à l’émigration et opprimés par une pauvreté écrasante. Soutenir des projets en faveur de la justice économique, se confronter aux systèmes injustes et...
PARAGUAY: Je m’appelle Makka. Nous sommes un peuple tribal du Paraguay, déplacés de la terre que nous connaissions si bien depuis des centaines d'années. Maintenant nous vivons sur une terre rocheuse où notre mère la terre ne peut plus subvenir aux besoins de ses enfants, ne peut plus les protéger de parasites aux pieds, ne peut plus les maintenir en vie. Mon cœur est brisé de voir les anciens forcés à danser pour quelques pièces de monnaie, portant ainsi une atteinte à nos traditions et à nos croyances. Comme Rachel pleurant ses enfants, nous aussi, nous crions vers le Ciel.
MADAGASCAR: Mon nom est Lalao et j’ai tellement de bonnes nouvelles ! Je viens juste d’apprendre la broderie dans un projet de mon village à Madagascar. Je suis tellement contente de cela car ma maison est entourée par des eaux troubles où les moustiques s'acharnent sur mon enfant qui a eu le paludisme mais je n'ai pas d'argent pour déménager dans un nouvel endroit. Pour nourrir mon enfant, j'ai été forcée de le porter sur mon dos et de mendier de la nourriture dans la rue. Mais maintenant, tout cela va prendre fin car je peux travailler et gagner mon propre argent !
AFGHANISTAN: Mon corps porte les cicatrices de tant de violence. Mes yeux ont vu de trop nombreux soldats - enfants vraiment - détruits par la guerre, exploités par les systèmes qui leur promettaient de l'espoir mais les a laissés brisés. Mes mains ont porté mes enfants mourants, ont touché les plaies causées par l'intolérance religieuse et politique. Mes pieds m'ont transporté aux hôpitaux pour rechercher ma famille, après que les bombes aient explosé. Mon nom est femme et nous sommes Légion.
ANTIENNE: Œuvrer avec zèle en faveur des femmes et des enfants, spécialement ceux et celles qui sont
victimes de la traite, contraints à l’émigration et opprimés par une pauvreté écrasante. Soutenir des projets en faveur de la justice économique, se confronter aux systèmes injustes et...
PRIERE FINALE
• Que Dieu te bénisse pour ton courage de douter des réponses faciles, des vérités partielles et des relations superficielles, afin que tu puisses vivre dans la profondeur de ton Cœur.
• Que Dieu te bénisse pour ta révolte devant l’injustice, l’oppression et l’exploitation du peuple et de la terre afin que tu travailles pour la justice, l’égalité et la paix.
• Que Dieu te bénisse pour tes larmes versées pour ceux qui souffrent, afin que tu leur tendes une main pour les consoler et changer leur douleur en joie.
• Que Dieu te bénisse pour ton audace car tu feras des choses que d’autres disent ne pas pouvoir faire.
Anonyme
Réseau de Prière du Bon pasteur - Mars 2012
Message du Sécrétaire Général publié à l’occasion de la Journée internationale de la femme
8 mars 2012
Partout dans le monde, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes continuent de gagner du terrain. Jamais les femmes n’ont été aussi nombreuses parmi les chefs d’État ou de gouvernement ni, en proportion, aux postes ministériels. Leur influence grandit dans le monde des affaires. Les filles sont de plus en plus nombreuses à aller à l’école, ont une meilleure santé et sont mieux à même de se réaliser. Malgré cette dynamique, on est loin de pouvoir dire que les femmes et les filles jouissent des droits fondamentaux, de la liberté et de la dignité qui sont tant leur droit inaliénable que la garantie de leur bien-être. Ce constat n’est nulle part aussi vrai que dans les régions rurales du monde entier. Les femmes et les filles de ces régions – auxquelles la Journée internationale de la femme est consacrée cette année – représentent un quart de la population mondiale. Pourtant, tous les indicateurs économiques, sociaux et politiques les concernant sont invariablement au plus bas en matière de revenus comme d’éducation ou de santé, en passant par la participation aux décisions. Les femmes, qui sont près d’un demi-milliard à travailler sur de petites exploitations ou des terres qui ne leur appartiennent pas, constituent la majorité de la main-d’oeuvre agricole. Les femmes rurales s’acquittent en outre de la plupart des tâches non rémunérées de soins aux personnes. On persiste néanmoins à les empêcher de donner la pleine mesure de leurs capacités. L’égalité d’accès aux ressources productives permettrait d’augmenter les rendements agricoles de 4 d’améliorer de ce fait la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de libérer de la faim pas moins de 150 millions d’êtres humains. Les femmes rurales, si on leur en donnait la possibilité, pourraient également contribuer à vaincre le retard de croissance, sourde tragédie du développement qui touche près de 200 millions d’enfants. Les lois et les pratiques discriminatoires portent atteinte non seulement aux femmes mais aussi à des groupes entiers de population et aux nations. Dans les pays où les femmes n’ont pas accès à la propriété foncière ou au crédit, le nombre d’enfants souffrant de malnutrition est nettement plus élevé. Il est absurde que les agricultrices bénéficient de 5 % seulement des services de vulgarisation agricole. Ne serait-il pas judicieux que les nations qui cherchent à se développer investissent dans les femmes rurales? Le sort tragique des femmes et des filles dans le monde rural est à l’image de leur situation dans l’ensemble de la société où le « plafond de verre » subsiste, de même que l’omniprésence de la violence à la maison, au travail et lors des conflits, où l’on privilégie l’éducation des garçons et où, chaque année, des centaines de milliers de femmes meurent en donnant la vie faute d’accès aux soins obstétricaux les plus élémentaires. Même dans les pays où le sort des femmes est le plus enviable, celles-ci restent moins bien payées que les hommes pour le même travail et sous-représentées au niveau décisionnel dans la vie politique comme dans le monde des affaires. À l’occasion de la Journée internationale de la femme, j’engage vivement les gouvernements, la société civile et le secteur privé à oeuvrer en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes qui sont un droit fondamental mais aussi un atout pour tous. L’énergie, le talent et la force des femmes et des filles sont pour l’humanité la ressource naturelle inexploitée la plus précieuse.